Menu

Les deux premieres semaines de Novembre sont bientot ecoulees et je vais donc devoir repartir pour le Vaterland. Pour cloturer en beaute les photos du mois : Aurelien et Vazoul au Booze. Notez : ce sont des buveurs de wisky de competition.

 


A l'occasion d'un stage en Thaïlande, découvrez les tribulations d'un français à Bangkok. Avec plus de 7 millions d'habitants et pesant 1/3 du PIB thaïlandais, c'est l'une des mégalopoles asiatiques les plus dynamiques. Muay Thai et chaleur sont au rendez-vous. Arrivée à Bangkok le 1er mai 2005...

Lundi 17 octobre 2005
Un évènement aura marqué la semaine dernière : le concert de Peacemaker au Santika ! Peacemaker ? c'est qui ? Ben ouais bande de gros nazes, j'en avais déjà parlé dans mon article sur la Pop Thaïe (pour ceux qui suivent); c'est un chanteur méga connu ici et qui fait crier les minettes et râler les nanars. Bon à la base Peacemaker c'était un duo mais suite à des histoires entre les deux (ils font bien homo notez-le parce que sinon on voit pas beaucoup pourquoi il se serait embrouillés... ah ben si à propos d'une fille peut être), ben c'est seulement le mec de gauche qui est resté, bref Peacemaker c'est lui.

Et le Santika ? C'est une boîte de nuit de Bangkok bien grande avec un étage et une scène, normal quoi, histoire de pouvoir faire des concert. Donc jeudi soir dernier après avoir mangé comme des crevars dans un bar/resto qui s'appel le Zygnergy (enfin un truc comme ça mais je pense ne pas avoir bien compris), on s'est retrouvé au Santika avec Auré(l), May et Vazoul histoire de voir ce que ça allait donner cette soirée concert. En fait c'était plutôt un prétexte pour vider une bouteille de wisky, qu'on a pas finit d'ailleurs (ouuhhh, "il a pas d'organe, son organe il est tout mou"). Bref, après avoir eu des reprises de diverses chansons, plutôt hiphop par des types inconnus, notre ami Peace. (ouais on se la joue nickname) est arrivé, bien mégalo, avec un t-shirt, je vous le donne en mille, où yavait marqué "Peacemaker"... à la base il s'aime pas le mec !

Hop c'est parti, il enchaîne ses mailleurs titres, bien mielleux, mais bon dans l'ambiance on aime; genre pour les puristes un "Rueng Buen Tieng" (sorry pour la traduction phonétique de merde). Et puis ensuite il fait quelques reprises, on sait pas trop pourquoi parce qu'en France ça se fait pas : cranberry notamment, le reste je me souviens plus trop, le wisky m'a pas aidé non plus. Une nouvelle bonne soirée, cette semaine, c'est "B" (un chanteur) qui va passer au Santika : pay pay ! (trad. : "on y va").

Jeudi 6 octobre 2005
Je vous parlais il y a maintenant quelques mois de la Pop-Thaïe qui cartonnait dans le pays; nous revoici dans le domaine musical pour vous parler du KaRaoKé. Ok je vois que vous voyez ce que c'est donc je vais pas m'éterniser sur l'aspect technique. Mais pourquoi donc ce con de karaoké fait fureur en Thaïlande ? C'est bien ce que je me disais avant d'y aller... Grande première.

A la base le Karaoké, ça se fait entre amis, donc si t'es invité, c'est que tu sens pas trop mauvais de la bouche, ou que ton ancêtre n'est pas d'origine équine (respect aux poneys toutefois). Ensuite le mieux c'est quand même d'être invité par des Thaïes, et j'appuie sur le "e" car si tu te fais inviter par des thaïs c'est déjà plus louche. Ouais parce que pour les instruction du "comment ça marche", c'est tout en thaï ce qui t'évite d'appuier sur tous les boutons et d'arriver à faire marcher le truc quand il est déjà l'heure de partir.
Donc ensuite tu arrives, tu t'installes dans une pièce qui, selon les karaokés, est plus ou moins petite : du 3m² au 10m² environ (donc le karaoké faut venir avec des amis, faut pas venir trop nombreux quand même).

Ensuite tu choisis tes chansons, super limité dans mon cas puisque le nombre de chansons en anglais est restreint et que, à fortiori (j'adore ce mot), tu dois te farcir des chansons thaïes; ce qui finallement n'est pas plus mal vu les chansons en anglais proposées (style Céline Dion ou Dj Bobo). Et là tu fais du mieux que tu peux. La technique consiste, soit à apprendre une chanson en thaïe par coeur au préalable pour pouvoir au moins assurer une fois dans la soirée (voir te la péter grave), soit à dire le premier mot et le dernier à chaque phrase. Bon il faut l'avouer qu'en plus de ma voix super-merdique, jai pas vraiment cartonné... Et pourtant je suis invité à chaque fois ! Incroyable !

Et les thaïes alors, pourquoi elles "loving it" ? A la base faut savoir qu'elles chantent vachement mieux que nous; bon je sais pas si c'est tout le temps comme ça mais à côté d'elles, nous on a l'impression d'être des casseroles et elles des stradivarius. En plus elles connaissent souvent les paroles, et lisent vachement plus vite le thaï que nous la traduction phonétique en dessous. Enfin l'ambiance finallement est super sympa et on en vient presque à aimer ça quand tout le monde chante ensemble. Bref le karaoké, c'est pas si nul; enfin pt'être qu'en France je dirais pas ça, mais ici, tellement c'est développé et tellement "on s'en fou si tu chante mal", ça défoule bien !

......saen sawang !!!!!! => Dédicace à Wan, Mink, May, Penapha à qui j'ai détrui les tympans au cours de cette chanson.
Mardi 4 octobre 2005
Les histoires de Visa recommencent ! La semaine dernière, mon visa touristique d'un mois expirant, j'ai dû aller (le mardi) à la frontière cambodgienne pour faire un tour en territoire ennemi puis revenir en Thaïlande pour avoir un nouveau visa de 30 jours. Pourquoi le Cambodge me direz-vous ? Non non ma grand-mère n'est pas Khmer (ouu ouu je me gausse), c'est uniquement parce que le Cambodge est la frontière la plus proche de Bangkok (3h en bus). Mais passons, je tiens juste à vous conter cette journée; de merde.

Départ en bus depuis Kaosan vers 7h30, bon 30 minutes de retard par rapport à l'horaire prévu, je me dis que finallement on est à peu près à l'heure. Mais voilà qu'au bout de moins d'une heure de trajet, dans un bus où la clim marche pas bien et où on meurt donc de chaud, c'est la panne. Vlam, en pleine cambrousse on poireaute plus d'une heure le temps que notre chauffeur aidé des populations locales (même si je voyais pas trop d'où elles sortaient les populations locales) remet le chmilblik en place et redémarre dans un rugissement à faire pâlir le lion Singha (...).

Vers 12h30 on arrive enfin à la station de bus de notre compagnie qui nous fait de nouveau gentillement attendre pendant une heure avant de nous amener réellement au poste de frontière. J'en profite pour manger, en contemplant la pluie torrentielle qui s'abat  dehors. Je regarde un chien famélique, je me fait prendre pour un anglais par une bolivienne que je prenais pour une américaine... bref je me sens tout un coup fatigué dans ce que l'on peut appeler le trou-d'bal of the world.

Enfin la frontière en vue. A priori elle se rapproche plus d'un camp de réfugiés (pleins de  gosses mendiants, des mecs sales à gogo et des arnaqueurs en tout genre) qu'autre chose. Là, c'est le parcours du combattant : départ au bureau de l'immigration thaïe, vlan une pénalité d'un jour de retard de dépassement de visa (ok ça va c'est 200BHT). Ensuite arrivée au poste du Cambodge, et là c'est le meilleur :
"- Vous repartez tout de suite ? (le policier cambodgien s'adresse à moi et mon collègue Israëlien venu faire la même chose que moi)
- Oui on a besoin d'un tampon de départ du Cambodge pour notre visa Thaï
- Vous restez pas une nuit au Cambodge ?
- Ben non on travaille, on doit repartir ce soir sur Bangkok...
- Ok ça fera 200BHT chacun !
- Pourquoi ?
- Vous restez pas une nuit au Cambodge (genre c'est normal).
- .... (avec beaucoup de calme, je lui tends les billets)
- Merci !"

Le reste c'est classique, on part du poste de frontière cambodgien, on se fait mettre un visa à l'immigration Thaïe... forcément ensuite on attends pas mal avant de repartir sur Bangkok qu'on atteint dans la soirée dans un minibus bourré de japonais aux cheveux décolorés. J'ai mes tampons, je suis content, et je hais ce système de visa à la noix.
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus